Bye Bye Blondie

Critique de Bye Bye Blondie sur le site des Barbieturix ici.

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Journée internationale des droits des femmes

Je suis née en 1986,  je suis d’une génération de femmes qui a des droits, des droits qui ont été difficiles à obtenir. Je suis d’une génération qui a eu accès à la contraception, qui peut avoir recours à l’IVG sans risquer sa vie, sans être arrêtée. Je suis d’une génération qui a eu le droit de voter, de disposer d’un compte bancaire, sans accord d’un tiers masculin, père, mari ; je suis d’une génération qui a la possibilité de travailler, de vivre seule, avec un salaire, d’être libre et de disposer de son corps. Je suis née avec ces droits inaliénables, qu’on ne peut remettre en question ; mais des droits qui n’ont pas toujours existé, des droits qui ont tardé à venir. Je suis d’une génération qui doit ses droits aux luttes féministes nées avant moi. Je suis issue d’une génération qui ne doit pas oublier les luttes précédentes ni les bafouer en ne les usant pas, je suis issue d’une génération qui doit honorer et poursuivre les luttes féministes, ces luttes sans lesquelles je ne pourrais jamais ouvrir ma gueule, sans lesquelles vous n’auriez jamais pu ouvrir les vôtres. Alors aujourd’hui, journée internationale pour les droits des femmes, je ne m’adresserai pas spécifiquement aux hommes, mais surtout aux femmes qui, critiquant à tout bout de champ les luttes féministes, ne pourraient même pas exprimer leur opinion, ni choisir leurs vies, sans elles. Je ne demande pas à toutes de s’engager, ni même de militer activement, mais je vous demande à toutes de ne pas bafouer les droits que vous pensez avoir toujours eus et que vous n’auriez pas sans les combats que vous critiquez.

Aujourd’hui, et plus que jamais, certains de nos droits sont remis en cause, des centres IVG ferment en France, il est plus difficile pour les femmes d’avoir accès à l’IVG, elles doivent se rendre ailleurs,  comme autrefois.

Mais les luttes féministes sont plurielles et il est utile de rappeler qu’on n’agit pas sur un seul niveau, mais à tous les niveaux, pour que ce soit cohérent, et effectif. On ne peut pas seulement se battre sur les faits, les chiffres, la parité, mais il faut prévenir, éduquer, déconstruire.

Et finalement, il faudrait rappeler aussi que certaines lois récentes interdisent certaines assez nombreuses à disposer de leurs corps, ce droit si cher aux féministes, pourtant remis en cause par certaines d’entre elles.

C’est sur tous les fronts que nous devrions agir, doucement, mais sûrement, et avec les hommes.

Sur ce, bonne journée, qui n’en est qu’une parmi les 364 autres.

Sinon ICI sur le site des Barbieturix, on parle de la Queer Week de Sciences Po qui s’achève ce soir.

*photo: Expo à l’atelier Belleville

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rétro trimestriel cinématographique (de déc. 2011 à février 2012)

Un huit clos tendu et hilarant, des interprètes brillants ! Coup de coeur !

Ca se passe de commentaires, même le frisson n’est pas garanti !

Je ne sais pas ce qui est le plus agaçant, les jeunes filles irresponsables ou ce film dans lequel elles jouent.

Un petit chef d’oeuvre poétique et touchant. Un petite perle argentine, un petit bijou de sensualité. Un film fin, et des interprètes vraiment touchants. Un vrai coup de coeur du mois de janvier !

Un film angoissant, perturbant qui peut laisser perplexe. À voir !

Il interpelle et touche. La précarité d’une femme, mais cette précarité aurait pu être celle d’un homme aussi. Pudique et poétique, il n’est jamais misérabiliste. La scène magistrale de la danse comme échappatoire opressante est sublime; cette scène seule suffit à aller voir le film !

Le parti pris n’est pas celui que nous aurions pu penser, et malgré les critiques plutôt mauvaises, ce film fait du bien et libère quelque chose, libère un poids. On aurait pu penser que le parti pris serait autre, mais non. Les scènes de la vie courante sont parfois lentes mais font sourire. Juliette Binoche est égale à elle-même, si on aime son jeu, on l’aimera, et si on n’aime pas on jeu, on ne l’aimera pas. Je trouve que Juliette Binoche a tendance a surjouer, mais cela ne gâche pas le propos du film intéressant et assez bien traité. Bouleversant aussi par bien des manières. Des scènes rarement vues sur grand écran pour tout public: la scène de masturbation à elle seule a un pouvoir subversif. Vraiment, à voir!

Ce film est parfois lent, mais la vie de ces jeunes travailleuses de Tanger est racontée avec une rare justesse. Brut et violent. À voir !

Au départ, l’idée était bonne, et Freud fera toujours parler de lui, fera toujours vendre. Le jeu de Keira Knitley est étonnant, mais l’histoire d’amour n’est pas crédible; le film est lent et manque de profondeur. Pourtant, l’idée était bonne; mais on s’ennuie presque ferme.

La critique, ici

C’est scénarastiquement du grand n’importe quoi, surjoué et mal tourné mais j’ai sursauté car je sursaute pour rien.

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Il n’y a pas de rapport sexuel

Le titre annonce le film, ou peut-être n’y-a-t-il aucun rapport, même si parfois, finalement, il y en a. Ce n’est pas si difficile à suivre, c’est même très amusant. Ce montage de différents making-ofs, la face cachée de certains tournages de films de cul, de films porno softs.  Oui c’est du soft, rapports simulés, positions contorsionnistes qui dépassent celles du Kama Sutra, situations gênantes parfois, intimité presque absolue entre les acteurs et actrices de ces films, non pas par leur nudité, mais pas leur proximité non sexuelle.

La salle rit aux éclats, ou glousse doucement, par gêne peut-être parfois, mais surtout par le comique des situations ; une MILF (Mother I Like to Fuck ndlr) n’arrive pas à simuler une fellation, langue dans la joue, la main cache la bouche, côté joue droite, le réalisateur, à poil aussi, tente de mimer l’acte, pour lui montrer. C’est drôle, même pas gênant, ni inapproprié, un vrai comique de situations, un peu du Molière.

Le réal improvise un scénario maladroit, le film de cul n’est pas un film de scénario, ce qui compte, c’est le fantasme. La personne derrière son écran n’y voit que du feu, tentera parfois de reproduire le faux de l’écran en vrai. Les acteurs rient eux-mêmes de cette situation « Et dire que les types derrière leur écran croient que c’est vrai » lance l’un deux, ironique.

Le film ennuie souvent, par les plans longs et mal cadrés mais-c’est-fait-exprès, mais amuse, surtout. Je ne suis même pas gênée par les gens autour de moi, ce n’est pas un rire nerveux qui sort de ma bouche, non, c’est un vrai rire, des vrais sourires ; face à ce sketch, presque.

Certaines personnes penseront que ce film est subversif, mais au contraire, tout est finalement très innocent.

Le documentaire porno Queer Too Much Pussy d’Emilie Jouvet est beaucoup plus subversif, mais la subversité  d’un film ne fait pas sa qualité (Too Much Pussyest un film de grande qualité aussi).

Courez le voir avant qu’il ne soit plus dans les salles, pour supprimer certains préjugés, ou pour passer un bon moment.

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Le point G est la racine du clitoris

Très bon documentaire sur le point G que je conseille fortement !

Ici

Ne craignez rien à la 38ème minute !

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France Inter – Les femmes, toute une histoire

De l’éducation des petites filles à la parité femmes/hommes dans les hautes instances de l’Etat, en passant par Gertrude Stein…Tous les dimanches, sur France Inter, Les femmes, toute une histoire. Des dossiers complets sur l’avancée des droits des femmes, sur l’histoire, et sur l’oubli, l’oubli des femmes.

Il y a 25 émissions pour l’instant, disponibles en ici. Vous avez 25 heures !

Bon weekend !

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IN YOUR FACE pour bien commencer la semaine

Il s’agit d’un post très rapide aujourd’hui sur un clip qu’une amie a posté sur mon mur. De quoi rire et mettre de bonne humeur. A écouter ! Et bonne semaine !

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