Alright (avril 2010)

 

écouter Alright de Kinnie Star

« Mon cœur suit le tempo de cette mélodie. The beat of the drum. Mes doigts dansent sur le clavier, je n’ose plus contrôler l’assemblage de ces lettres. Je ne peux pas faire de bruit. Je suis restreinte à ce silence total. Alright de Kinnie Star bat ses airs dans mes oreilles. Mes yeux ne regardent plus l’écran, ni même ces touches. Les articulations de mes doigts se meuvent dans l’air que je respire. Je coupe mon souffle, même lui est dérangeant.

J’imagine un Yacht dans le port de Vancouver, il est 17h. Le soleil frappe encore ton visage ensanglanté. Je monte quelques marches et atteins le pont. You are standing right there. I can’t see your face. I know it’s you. It’s hard to believe. Je ne pensais pas que tu viendrais ; pas après tout ce qu’il s’est passé ; ou tout ce qui ne s’est pas passé. Nous ne nous sommes pas vues depuis mai dernier. Je suis partie si vite. Je ne me suis même pas laissée le temps de m’expliquer. Tu as pris peur ; je n’ai jamais eu peur. Ce soir, j’ai peur. Tu es là. Standing right there waiting for something. What are you waiting for ?
Mes genoux claquent seuls, mon cou me démange. Ma peau est rouge. L’océan pacifique à perte de vue. Un bateau parmi d’autres péniches. Ca faisait si longtemps que je n’y avais pas mis les pieds. Vancouver au mois de septembre. Je ne porte presque rien. Il n’y a que des femmes ; et tu es là. Parmi elles.
Mon ventre suit le rythme de cette mélodie. Is it alright for me to feel this way ?
La chaleur luit sur ma peau. Il fait chaud. You are sipping a Martini. I haven’t drunk yet.
Tu ne me vois pas. Je t’esquive. Je change de pont. Je fais le tour. J’observe. J’observe ces femmes presque nues ; elles dansent et boivent. Pas une ne m’intéresse.
Je n’aurais jamais cru te voir ici. Put my heard in your lap, the world would go away…
Tu me vois…
Mon cœur bat plus vite que le rythme de cette mélodie. Mon corps se meut dans l’air marin. I get dizzy. Je ne me sens pas bien. Nous n’avons pas les pieds sur terre. Tu erres. Tu n’as donc personne à voir ? Tu es venue pour moi ? Tu balances le contenu de ton verre par-dessus bord. Le vent souffle. Tu n’es pas très habile. Tu mouilles le peu de tissus qui me recouvre. Tu t’excuses. Tu me vois, tu me reconnais enfin.
Ton cœur se laisse porter par les vagues. Tu me souris. Tu me demandes comment je vais. Je te réponds que tout va bien. Tu m’invites à danser.
We can go there, we can anywhere, we can go there. But is it alright, is it alright, is it alright, to hold you through the night ? Ta main prend la mienne. Tes doigts sont dans mes doigts, le vent gifle mon visage. Ta nuque est dégagée, tu portes une robe légère. Tout en volupté. Tu m’emmènes au milieu de la piste. Mes mains flottent sur les vagues de ta robe, je n’ose toucher ta chair. Elle paraît si précieuse. Je me sens nerveuse. Is it alright for you to feel this way ? Tes mains se promènent sur mon corps, tu ne le touches pas encore. Tes mains sont proches ; si proches que je sens leur chaleur, et pourtant tu ne me touches pas mon corps encore. Nos corps s’attirent l’un vers l’autre. Bu is it alright, is it alright, is it alright to hold you through the night ? Mes doigts escaladent ta colonne vertébrale. Je suis le mouvement de tes reins alors que nous dansons. Je sens la mouvance de nos corps s’aimanter. Je tombe dans les eaux profondes du pacifique. Le soleil sur Vancouver se couche. Tes doigts tracent des ronds sur mes épaules. Mon visage embrasse ton cou, je peux sentir ton parfum.
Ta nuque transpire, une mèche de cheveux tombe ici. Les plis de ta peau suivent le mouvement de nos corps. Je respire les effluves de ton cou, de ta gorge. Le bout de mes doigts joue avec tes clavicules. Tes mains traversent mon dos, un frisson parcourt mon corps, je m’électrise ; et dans les eaux profondes du pacifique, je m’électrocute. Je joue avec le feu.
Your mind leave my mind to a world more beautiful ; when I hold you. And that’s alright, that’s so right, that’s so right. It’s alright, it’s alright, it’s alright ; to hold you through the night.
J’inspire le parfum de ta chair et je songe aux pires obscénités. It becomes insane. Je m’étouffe. I’m going to pass out. Tu me retiens. L’air marin. Tu lis mes yeux. Je pars, tu veux me retenir. J’ai chaud. Ce n’est plus le soleil qui brûle ma peau, mais ton regard qui prend feu en moi. Je m’approche du bord, je monte. Je suis prête à danser avec le vent du soir, à me jeter dans l’eau, c’est un jeu. Je vois la baie de Vancouver illuminée, il y a encore le sigle des Jeux Olympiques standing in the front. J’aperçois au loin Stanley Park. Je me souviens. Deux ans déjà. Tu es derrière moi. Tu me tiens par la main. Tu n’oses pas. Puis tu montes avec moi. Un. Deux. Trois. Tu ôtes ta robe. Un. Deux. Trois. J’ôte ma jupe. Tu ôtes mon chemisier. Un. Deux. Trois. Tu sautes avec moi. Un. Deux. Trois.
It’s alright to hold you with me tonight. »

J’ai écris ce texte bien avant le mois d’avril il me semble, je ne sais plus. Il me rapelle Vancouver, que j’ai visitée seule, en juillet 2008. La plus belle semaine de ma vie sans doute à ce jour.

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