J’aime les femmes (déc 2009)

J’aime leur sexe plus que leur genre.
J’aime un buste légèrement dévoilé.
Une chair blanche, la naissance des seins.
Les genoux qui divaguent sous des collants noirs qui s’emmaillent.
J’aime les poignets nus, les doigts fins.
Les mains longues, les mains glissantes.
Les os apparents. Les clavicules. Les omoplates.
Le ventre d’une femme. Charnu. La chair blanche. Un nombril.
J’aime le sexe d’une femme.
Son parfum, son goût. Ses effets.
J’aime les effluves d’une femme.
Quand elle transpire, quand elle a ses règles.
Elle m’excite. Elles m’excitent.
Et je bande.

Je bande.
J’aime ses cheveux bruns bouclés légèrement remontés.
Sa main qu’elle passe dans son cou pour passer une mèche derrière son oreille.
Ses regards furtifs, parfois troublés.
J’aime la femme qui lit.
Celle que je désire quand elle lit un poème en vers à voix haute.
Et qu’elle lit bien.
Celle vers qui je me retourne car je suis attisée par le parfum de la mandarine qu’elle mange.
Puis ces femmes aux traits marqués par la vie.
Quelques rides d’expression au coin des yeux. Aux commissures de leur lèvres.

Puis j’aime ces femmes qui marchent droit.
Qui savent ce qu’elles veulent et qui restent troublées.
Troublées par un regard, une pensée, un effleurement.
Ces femmes qui n’attendent plus.
Ces femmes qu’on attend.
Quelques rides. Des traits marqués.

J’aime les monts d’une femme.
Leurs seins. Deux petites montagnes où s’écoule mon désir.
Des seins blancs.
De la chair.

Cette femme aux yeux clairs.
Ses mèches brunes.
Sa poitrine.
Et ses doigts.

Sa main gauche qu’elle pose délicatement sur son genou alors que sa main droite tient une feuille qu’elle lit. Qu’elle joue.
Elle me regarde cette femme brune.
Le parfum de son sexe m’atteint déjà. Je le bouffe.
Ne me regarde pas comme ça. Je n’en peux plus. Tu me troubles.

Je te plaquerais bien nue contre un mur.
Je baladerais bien mes doigts sur les courbes de ta chair.
Je glisserais bien mes doigts. Partout là où ils peuvent aller.
Oh. Je mettrais bien mes lèvres sur tes lèvres.

Je te ferais bien l’amour.
L’amour.
L’âme.

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6 commentaires pour J’aime les femmes (déc 2009)

  1. Elea dit :

    Poème très agréable, très doux. J’y ai pris beaucoup de plaisir à la lecture.

  2. Marrant comme un même texte peut être ressenti différemment. Comme Elea j’aime ce poème, énormément même, mais il me semble tout sauf « doux » et « agréable ». Je trouve ses 2 adjectifs limite incongrus, quasi hors-sujet tant il m’évoque la description quasi photographique de gestes purement sexuels. Je dirais plutôt qu’il est intense et troublant.

  3. CQFD => « J’ai envie d’un truc doux et poétique. J’ai envie de mots fluides et d’images délicates. Mais j’ai envie de mots crus, et d’émotions violentes. »

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