paris fait son cinéma, paris expose…

Je me suis rendue à la MEP en ce dimanche de veille de la Toussaint pour voir in extremis les expos proposées, c’était ma première fois à la MEP, sans doute pas la dernière. Tarif réduit abordable (4 euros), expos riches mais surtout intéressantes, bel endroit. Nous sommes arrivées à temps car, en ressortant, une queue d’au moins une heure se profilait. Bref, tout cela pour dire que ces expos, vous ne les verrez pas (si ce n’est pas déja fait), c’était le dernier jour:

Cependant, vos yeux et votre regard auront de quoi s’épanouir – à Paris- puisqu’il s’agit du mois de la photo:

 

Vous pouvez d’ailleurs télécharger la brochure ici.

Et je tiens à m’excuser par avance, car oui, le mois de la photo à Paris a seulement lieu à Paris. Une certaine frustration que je sens venir de la part de certaines amies, que j’aurais ressentie si je n’avais pas eu la chance d’être à Paris. Cette rentrée (car je suis encore en « mode » rentrée) à Paris est très riche en expos je trouve, où est-ce parce que j’ai plus le temps cette année que les précédentes, d’aller vagabonder mon regard ici et là, entre ciné et expo, la cinémathèque et les festivals, je ne sais parfois plus où donner.

J’ai vu Larry Clark à la MAM, j’irai voir Basquiat et Depardon. Quant à l’expo Brunes/Blondes à la cinémathèque, je doute qu’elle vale les 6’50 euros en tarif réduit, exception faite pour les courts métrages à la fin de l’expo qui sont vraiment bien!

Je n’ai pas décortiqué la brochure, mais ce sera chose faite. J’irai aussi sans doute voir l’expo collective féministe de photos. Paris expose, et elle expose bien.

En ce qui concerne le cinéma, je suis allée voir Les rêves dansants, Sur les pas de Pina Basuch, que je conseille vivement d’aller voir. Pina Bausch, je ne l’ai connue que trop tardivement hélas pour apprécier l’étendue de son oeuvre, mais il n’est jamais trop tard. Le documentaire, tout en poésie et pudeur, suit ces jeunes n’ayant jamais dansé ou peu, sur les pas de la grande Pina Bausch et de sa très célèbre pièce Kontakthof. C’est innocent, violent et doux. C’est beau, poétique et bouleversant. La célèbre bande sonore des Temps modernes de Charlie Chaplin, quelques pas de danse, des corps en mouvements des robes de satin, et des êtres qui se cherchent. Cela (re)donne envie de danser, de faire la même chose, sur la même musique. Samedi vers 19H30, une folle avec un bonnet sautillait presque comme une danseuse place de Clichy (Cinéma des cinéastes), pour dire.

Puis j’ai vu Amore au Balzac. Une bande son exquise signée John Adams. Une photographie exaltante et douce, des plans surprenants, vifs et latents. Une lumière précise et bien maitrisée. L’histoire d’une femme, amoureuse, peut-être pas, mais guidée par cette passion nouvelle qui la libèrera de l’emprise de cette famille de riches industriels italiens. Tilda Swinton, au visage marqué, au jeu remarquable, juste, est sublime et émouvante.

Je me permets donc d’ajouter que ces deux films ont un point commun: la douceur et la violence mêlée. C’est poétique.

Puis là, je m’impatiente de voir La vénus noire.

 

Advertisements
Cet article a été publié dans art etc., photography, sept° art. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s