Léviathan – Anish Kapoor

Lors de mon récent voyage à Manchester, j’ai eu la chance de faire face à certaines oeuvres d’Anish Kapoor, au Manchester Art Gallery. Je ne le connaissais pas vraiment bien, son nom ne me laissait pas indifférente et son visage me disait quelque chose, mais ce n’est que récemment que j’ai découvert et apprécié ses oeuvres. Une m’a particulièrement marquée: When I am pregnant, 1992

Anish Kapoor travaille ses sculptures de sorte qu’elles nous troublent. Les illusions d’optique, mais pas de simples illusions d’optique. Que vous fassiez face à l’oeuvre ou que vous la regardiez de côté, l’appréhension de l’oeuvre est totalement différente. De face, elle vous perturbe, vous trouble, vous fait terriblement mal aux yeux, de face, elle vous agace, car vous n’arrivez pas à savoir si ce rond est à  l’intérieur ou en relief. Alors vous regardez sur le côté, non seulement vous voyez le relief apparaitre, mais les maux de tête disparaissent et l’oeuvre devient agréable à regarder. Cette oeuvre m’a totalement subjuguée, et evidemment, lorsque j’ai appris qu’Anish Kapoor avait créee une oeuvre spécialement pour la Nef du Grand Palais, que cette oeuvre était immense et qu’elle se nommait Léviathan, je me suis précipitée pour m’y rendre.

J’ai quelques photos, prises avec un iPhone, dont la qualité est un peu médiocre:

Vous pénétrez l’antre via un sas qui garde l’air comprimé à l’intérieur et qui l’empêche de sortir. Vous passez en quelques pas à 1500m d’altitude. L’antre est d’un rouge et d’un rose vifs et la nef de fer du Grand Palais se reflète au-dessus. Le spectacle est splendide, les oreilles bourdonnent. On est à l’aise, on se sent bien, au calme, apaisé, et pourtant, il y a du monde autour. Au fond, trois cavités qui paraissent infinies.

Puis vous sortez pour rejoindre l’extérieur de l’oeuvre et découvrez avec étonnement que le rouge vif que vous voyez est en fait une couleur aubergine, ce qu’on appelle le rouge Kapoor. Le Léviathan porte bien son nom, l’oeuvre est monstrueuse.

On m’a dit que l’oeuvre était différente à la lumière du jour et à la lumière artificielle du soir. Alors j’y retournerai.

J’aime les oeuvres qui, au-delà de l’aspect, sont une expérience. Les oeuvres qu’on peut toucher. Alors définitivement, l’oeuvre d’Anish Kapoor me séduit et vous séduira sans doute.

Par ailleurs, Anisk Kapoor expose aussi aux Beaux arts de Paris et à la galerie Kamel Mennour.

Léviathan, Anish Kapoor pour Monumenta 2011.

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