dans le rétro mensuel cinématopgraphique – sept 2011

Septembre et octobre obligent – sans doute- je suis à la bourre sur tous mes engagements bloguesques. Non seulement nous sommes le 11 oct. et je n’ai toujours pas fait mon rétro mensuel cinématographique de septembre, mais en plus, j’oublie de vous parler de Chéries-chéris, Cinéffable, ma rentrrée universitaire à Paris VIII où je commence un Master de genre, mes actualités récentes, la Wet For Me avec Peaches, LES actualités récentes, le Mademoiselle ou Madame, DSK, l’ex de Sinclair et cie, Aubry aux primaires du PS. Mais c’est la rentrée, et tout cela, dans un coin de ma tête, finira bien quelque part ici.

Voici tout d’abord les films de septembre- et par manque de temps, j’en ai vu peu…

Le film devrait brûler à la place de cet été. L’Italie c’est joli, Louis Garrel a de la gueule (celle qu’on a envie de baffer, gifler, voire, tordre); Monica Bellucci est inaudible et agaçante. Le film est lent, narcissique et capricieux, sans doute à l’image des personnages et des acteurs/actrices. Les Inrocks manquent de goût donc adulent, évidemment. Peu émouvant, ça se ferme sur son milieu, ça ne se tourne jamais vers le spectateur ou la spectatrice; un film qui se regarde avec des acteurs qui s’écoutent et se regardent; s’aiment. Les personnages se détestent. Le tout n’est que prétention italo-parisianiste du petit bobo plutôt bourgeois maladroitement artiste, qui de caprices amoureux en caprices puériles, met fin à ses jours. Dommage que Louis Garrel ne voit pas l’occasion ici, de finir sa carrière d’acteur désastreuse. Une seule scène – celle de la soirée dansante- est plaisante, quoique toujours trop longue. Bref, il est toujours important de voir des films mauvais pour savoir ce qu’il ne faut pas faire. Re-bref, à voir donc, pour le ridicule, car en plus, ça se prend au sérieux!

C’est bien dommage que ce film cherche la simplicité (tout de même louable) dans la banalité des plans. Elephant était lent, très lent, mais avait beaucoup de rythme, celui-ci nous ennuie. Les acteurs avaient quelque chose, mais nous n’avons pas été atteint-e-s; et ni ne sommes nous rentré-e-s véritablement dans le film; pourtant, je suis certaine que nous aurions aimé l’aimer.

Un petit film (un peu) de société. Je vois en Christa Théret une actrice modeste et pleine de candeur, plus mûre et intéressante que les autres actrices françaises de son âge. Son jeu est juste, le personnage n’est pas censé émouvoir mais interpeller; il nous interpèlle. Et le sujet du film, souvent tabou, nous montre à quel point, au vu des réactions, que nous avons encore beaucoup de travail à faire en ce qui concerne la maternité et les femmes qui accouchent sous X. Le sujet est traité avec distance, et la scène (presque parfaite) de l’accouchement est à la fois terrible et réaliste.

Je pensais que j’allais adorer ce film…mais après l’avoir vu, je suis sortie dérangée. Oui, quelque chose dérange dans ce film. Peut-être est-ce la dernière séquence, presque inapropriée, ou le propos non compris. Peut-être est-ce la scène de la mutilation qui revient constamment à l’écran et presque gratuitement, ou est-ce le tout, la mise en scène qui dérange? Mais surtout le propos du réalisateur qui n’est pas compris. Où veut-il en venir? Que veut-il dire? Il n’est pas mauvais, loin de là…oui, mais…

La bande-annonce m’intriguait… Ce petit film n’est pas un chef d’oeuvre mais tout de même un petit bijou poétique, absurde et complètement barge. Il est passé inaperçu, et c’est bien dommage.

Le recul semble être à Donzelli ce que l’imaturité émotionelle est à Honoré (pardon…). Un couple, un bébé, un bébé malade, qui a un cancer, une tumeur au cerveau. Ca ne tombe pas dans le pathos, non, c’est la guerre, une vraie guerre. Dramatique et drôle, émouvant et surprenant. Les plans et l’image sont comme la mise en scène. La scène crescendo des appels téléphoniques avec en fond musical Vivaldi est la scène parfaite. Oui, certes, il y a des maladresses (moins que dans la Reine des pommes) mais l’autodérision, l’humour et le recul de V. Donzelli font de ce film un film plutôt réussi, et, modeste.

Je compare Melancholia à Antichrist parce que c’est le dernier film de L. V. Trier que j’avais vu. Film qui m’avait bizarrement réconcilié avec Charlotte Gainsbourg. Je crois que Melancholia doit avoir une résonance personnelle. Il est bon, il est beau, tout est en suspend, constant, au-dessus, mais justement, tout suspend trop pour moi pour que je me sente réellement proche. Oui c’est beau, mais que dire de ma propre appréciation. Ai-je aimé? Je ne sais même pas. Tout ce que je sais, c’est que je me sentais plus proche de la Charlotte Gainsbourg dans Antichrist que dans Melancholia; elle qui, dans ce dernier, perd ses moyens à la fin. Kirsten Dunst, quant à elle, est resplendissante, et son personnage, peut être proche de ce que j’aurais ressenti: la paix. Mais, je suis sortie que très peu angoissée, et surtout perplexe, intriguée et agacée, comme si finalement, je n’avais pas saisi l’essence du film qui, justement, se suspend, quelque part.

Mélanie Thierry m’agace et m’agacera toujours, mais j’aimerai toujours Carole Bouquet et André Dussolier. Peut-être pour leur personne et personnages vieillissants. Peut-être pour leur charisme et sans doute pour leur jeu juste. Impardonnables est un film plutôt réussie pour son intrigue bien ficelée et pour ses personnages amoureux et ses relations qui font de lui un film moderne sans en avoir l’air.

C’est comme quand on est gamin et qu’on aimerait faire un film et filmer quelque chose d’incroyable au fin de fond de notre garrique française. C’est comme quand on est gamin et qu’on aimerait être au coeur d’une intrigue, d’un complot mêlant le gouvernement. Il y a quelque chose d’excitant dans leur aventure qu’on a envie de vivre, sans être gamin. Mais y’aura toujours de la morale américaine à deux balles quand un gamin de 13 ans dira trois mots à la grosse bête et l’amadouera par les sentiments « Moi aussi je me sens rejeté, tu sais…blabla blabla blabla« . Mais bon, c’est sans doute le seul moment vraiment lourd du film. Alors, on peut le voir!

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