Il n’y a pas de rapport sexuel

Le titre annonce le film, ou peut-être n’y-a-t-il aucun rapport, même si parfois, finalement, il y en a. Ce n’est pas si difficile à suivre, c’est même très amusant. Ce montage de différents making-ofs, la face cachée de certains tournages de films de cul, de films porno softs.  Oui c’est du soft, rapports simulés, positions contorsionnistes qui dépassent celles du Kama Sutra, situations gênantes parfois, intimité presque absolue entre les acteurs et actrices de ces films, non pas par leur nudité, mais pas leur proximité non sexuelle.

La salle rit aux éclats, ou glousse doucement, par gêne peut-être parfois, mais surtout par le comique des situations ; une MILF (Mother I Like to Fuck ndlr) n’arrive pas à simuler une fellation, langue dans la joue, la main cache la bouche, côté joue droite, le réalisateur, à poil aussi, tente de mimer l’acte, pour lui montrer. C’est drôle, même pas gênant, ni inapproprié, un vrai comique de situations, un peu du Molière.

Le réal improvise un scénario maladroit, le film de cul n’est pas un film de scénario, ce qui compte, c’est le fantasme. La personne derrière son écran n’y voit que du feu, tentera parfois de reproduire le faux de l’écran en vrai. Les acteurs rient eux-mêmes de cette situation « Et dire que les types derrière leur écran croient que c’est vrai » lance l’un deux, ironique.

Le film ennuie souvent, par les plans longs et mal cadrés mais-c’est-fait-exprès, mais amuse, surtout. Je ne suis même pas gênée par les gens autour de moi, ce n’est pas un rire nerveux qui sort de ma bouche, non, c’est un vrai rire, des vrais sourires ; face à ce sketch, presque.

Certaines personnes penseront que ce film est subversif, mais au contraire, tout est finalement très innocent.

Le documentaire porno Queer Too Much Pussy d’Emilie Jouvet est beaucoup plus subversif, mais la subversité  d’un film ne fait pas sa qualité (Too Much Pussyest un film de grande qualité aussi).

Courez le voir avant qu’il ne soit plus dans les salles, pour supprimer certains préjugés, ou pour passer un bon moment.

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Un commentaire pour Il n’y a pas de rapport sexuel

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